Le projet de Budget 2025 prévoit une mesure qui inquiète les auto-entrepreneurs : l’abaissement du seuil d’exemption de TVA de 37 500 euros à 25 000 euros de chiffre d’affaires annuel. Présentée comme une solution pour augmenter les recettes fiscales et réduire le déficit public, cette réforme risque d’entraîner une hausse des prix, une perte de marge et une complexification administrative pour des milliers d’indépendants. Quels seront les impacts concrets de cette mesure ?
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Dans cet article, on vous explique en détail ce projet de loi et les répercussions possibles sur les auto-entrepreneurs.
TVA abaissée : quelles conséquences pour les micro-entrepreneurs ?
Avant cette réforme, les micro-entrepreneurs bénéficiaient d'un régime plus souple leur permettant d'exercer leur activité sans avoir à facturer la TVA tant que leur chiffre d'affaires annuel ne dépassait pas 37 500 €. De plus, même en cas de dépassement de ce seuil, l'assujettissement à la TVA n'était effectif qu'après avoir été constaté sur deux années consécutives, ce qui permettait une période d'adaptation aux entrepreneurs.Avec l'abaissement du seuil, la TVA devient applicable dès que le chiffre d'affaires atteint 25 000 €, sans aucune période de transition. Ce changement imposera aux micro-entrepreneurs une adaptation immédiate de leur stratégie financière, les obligeant à revoir rapidement leurs tarifs et leur gestion comptable afin d'intégrer cette nouvelle contrainte fiscale et d'éviter une perte de compétitivité.
Un impact direct sur les clients et les revenus des micro-entrepreneurs
Ce changement touchera les professionnels qui travaillent avec des clients non assujettis à la TVA, comme les particuliers, certaines associations et professions médicales.Deux options vont s'offrir aux micro-entrepreneurs :
- Augmenter leurs prix TTC : cela signifiera que leurs clients devront payer 20 % de plus. Un particulier qui achetait une prestation à 2 200 € devra désormais débourser 2 640 €. Ce surcoût peut dissuader certains clients et réduire la demande.
- Absorber la TVA : dans ce cas, l'entrepreneur conserve un tarif TTC identique, mais voit son revenu net diminuer. Par exemple, s'il facture toujours 2 200 € TTC, il ne gagne plus que 1 833 € HT, la différence étant reversée à l’État. Sur une année, cela représente une perte de 4 400 €.